L'info Réelle...
Afrik53.com
Afrik53 - Actualité Africaine , abidjan, cote d'ivoire :  infos du jour 7j sur 7,  nouvelle afrique , infos du jour,  infos afrique  , actualité ivoirienne  ,  infos cote d'ivoire ,  actu Afrique , actu cote d'ivoire , news afrique, abidjan.net
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Présidentielle de 2020 : Voici ce que prépare le RDR contre le PDCI

Info du moment 7J/7 A53.fr - Jeudi 13 Octobre 2016 - 0 Commentaire| Lu 496 fois |

Qui d'entre Pdci-Rda et Alassane Ouattara Rdr d'Henri Konan Bédié sera le candidat unique du Rassemblement des houphouetistes pour la démocratie et la paix (Rhdp), à l'élection présidentielle de 2020? Lequel des deux partis politiques aura les moyens de dicter sa loi à l'autre, en cas de conflit autour de la seule candidature d'un parti politique au nom des houphouètes?



Ce sont toutes des préoccupations bien fondées qui troublent le sommeil des longs couteaux du Rdr d'Alassane Ouattara, du Pdci-Rda d'Aimé Henri Konan Bédié et de l'Udpci d'Albert Mabri Toikeusse; en même temps qu'ils triturent les méninges de leurs hommes de l'ombre.

Clairement, ces questions lancinantes polarisent les passions, alimentent les tensions et polluent jour après jour l'atmosphère au sein des héritiers politiques (?) Vieux, maintenant tout le monde à la tête de son parti. Il n'est pas nécessaire de faire un dessin pour montrer que c'est Mabri Toikeusse qui a pris l'initiative de la candidature unique. Avant le président de Pdci-Rda, Henri Konan a lancé son fameux appel Daoukro. En tout, le Rdr, le Pdci-Rda, l'Udpci et le Mfa avaient juré fidélité, ils avaient accepté de partager le gâteau équitablement au dîner de la république.

Si l'on s'en tient aux mots du ministre Cissé Bacongo, l'un des hommes de confiance d'Alassane Ouattara, qui payait la tête de N'Zuéba! Au plus fort du débat sur l'alternance en 2020. Depuis lors, les jours suivants sont similaires. Ouattara et le Rdr se mettent les pieds et les mains pour s'imposer à leurs différents alliés, au grand dam de l'accord tacite de Daoukro, après quoi à la fin du second mandat de Ouattara, c'est un cadre du Pdci qui devrait hériter de la chaise!

Les trois peintures de Ouattara pour écraser le PDIC en 2020

L'information remonte du coeur de Rhdp. Le Rassemblement des Républicains n'est clairement pas prêt à soutenir la candidature unique d'un dirigeant de Pdci-Rda en 2020. Pourtant, ce que l'appel de Daoukro exige. Au contraire, le régime actuel, plus précisément le Rdr, est en pleine préparation de sa victoire à l'élection présidentielle de 2020. Pour l'essentiel, le président d'honneur du Rdr qui reste une véritable manœuvre a mis en scène trois scénarios dans le but affaiblir son allié PDIC.

La carte Hamed Bakayoko.

Alassane Ouattara avait mis le nom de Hamed Bakayoko sur son carnet, dans les rangs de ses successeurs potentiels sur le trône. C'est principalement pour cela qu'il a été assez bon pour le faire, le tout-puissant ministre d'État, ministre de l'Intérieur et de la Sécurité. Il fallait lui donner le build, le mettre en situation de ... De plus c'est un ami des longues dates du couple présidentiel. La Première Dame Dominique Ouattara le prend pour son fils et il le rend bien. "C'est une bonne personne", entend-on dans la dernière place d'Alassane Ouattara, si l'on en croit les confidences à la rue Lepic qui vont jusqu'à dire qu'entre le président de l'Assemblée nationale Guillaume Soro et ensuite ministre d'État et ministre de l'Intérieur et de la Sécurité, Ouattara a choisi la dernière ville.

C'est pourquoi il a été promu à la tête du ministère de la Défense, un ministère dont l'importance est bien établie pour le régime Ouattara, à une époque où ceux qui sont censés être proches de Soro voyaient de toutes les couleurs avec le chef de l'Etat, chef suprême des armées. Ouattara lui a ainsi témoigné sa confiance, il est dit. Au début, Ham'Bak a montré des signes de satisfaction. À l'intérieur du Rdr, il avait commencé à imiter. Mais bientôt, il sera pris par ses attaques à peine voilées contre Guillaume Soro Abobo puisque tout le monde se souvient encore.

Ses troubles politiques vont augmenter avec les sauts d'humeur dans l'armée sous son administration. La question éternelle des bonus et des rangs est remontée à la surface, les soldats omis ont commencé à donner la voix, même si nous ne les entendons pas de l'extérieur! "Le président de tous les Ivoiriens" qui suit les actions de son ministre, se rendra compte que Hamed Bakayoko n'est pas prêt. Il veut mais Ouattara est convaincu qu'il ne peut pas, en l'état des choses. Que faire, ce temps est compté. 2020 c'est demain. Nous devons trouver rapidement une pièce de rechange. Un bon cheval capable de créer un consensus autour de sa personne à l'intérieur du Rdr. Puis glaner les moyens des alliés houphouétistes. Eureka!

Amadou Gon Coulibaly, la pièce de rechange.

Comme Ham'Bak n'est pas prêt, et que le sablier du temps court, le chef de l'Etat qui ne veut pas prendre de risque a choisi son premier ministre, Amadou Gon Coulibaly. Premier ministre qu'il est, personne ne devrait en principe contester le choix de Gon pour devenir calife au lieu du calife. Comme il est déjà dans l'antichambre du pouvoir, il n'est plus qu'à un pas. Dans le Rdr, certains ont considéré la présence de Gon à la Primature comme une sorte d'apprentissage du bureau présidentiel. Il est allé à l'école en attendant de monter sur le trône, certains pensaient à la rue Lepic.

Du cou le Premier s’offre une véritable campagne de marketing tant en C ôte d’Ivoire comme à l’extérieur. Dans le monde politique ivoiriens certains ont très vite fait de dire que que budget de la Primaire devrait largement contribuer à cette fin. Mais malgré tous les efforts et coups de pouce que le chef de l’Etat a donné à son Premier ministre pour lui tailler une carrure de président de la République, la montagne a accouché d’une souris. L’image de Gon ne passe pas comme Ouattara l’a voulu. Rares sont les longs couteaux du Rhdp qui voient en lui, quelqu’un de présidentiable. En plus, il ne fait pas l’unanimité au Rdr.

C’est un gros souci pour Ouattara qui doit se trouver un successeur. Peut-être après la présidentielle de 2020. Or ses deux ministres élus n’ont pas rempli les conditions qu’il faut. Alassane Ouattara s’est retrouvé à la case de départ. Tous comptes faits, le président d’honneur du Rdr se trouve dans l’obligatoire de retrousser ses propres manches, et descendre dans l’arène. S’il veut sauver sa mise qui est de conserver le pouvoir entre les mains du Rdr. Il sera candidat à sa propre succession. Mais selon des sources généralement fiables, la partie s’annonce très serrée. Il y a des obstacles à franchir.

Aller au clash avec son aîné Bédié.

Ouattara qui n’a plus d’autres cartes à jouer que d’être lui-même candidat à sa propre succession, se doit de régler une question fondamentale : Il faut affaiblir le Pdci-Rda qui devient de plus en plus dangereux pour le Rdr. Selon des confidences proches du Rhdp, le Rdr qui veut par tous les moyens conserver le pourvoir pour 2020, multiplie les scénarii à même de fragiliser le parti de Bédié. Pour s’offrir un troisième mandant. C’est donc la veillé d’armes au sein de ce parti avant 2020. Ils préparent pièce par pièce, les plans avec lesquels le candidat du Rdr va se débarrasser du Pdci, son allié qui est finalement devenu très embarrassant sur la route du pouvoir.

D’abord, l’on invoque un clash entre les deux plus longs couteaux du Rhdp, si ce n’est déjà le cas puis que par Jean Louis Billon et Joël N’Guessan interposés, le Pdci et le Rdr s’envoient des flèches très empoisonnées. Les discours au vitriol de Maurice Kacou Guikahué, quand il s’agit de l’alternance en 2020, et les diatribes de Cissé Bacongo sur la même question sont la preuve que les deux partis, vus comme les deux poids lourds de cette alliance, ont ouvert les hostilités. Mais avec un sérieux ascendant du chef de l’Etat Ouattara sur celui qu’il appelle son aîné Bédié, le pouvoir aidant bien entendu.

De fait, à en croire certaines personnes qui revendiquent des atomes crochus avec l’un ou l’autre des deux frères désormais ennemis, après le Mfa, le Pit et l’Upci, le syndrome de la division est presqu’aux portes du plus vieux parti politique ivoirien. Le Pdci-Rda est sur la liste des obstacles que le régime doit franchir sur la route du pouvoir. Une attention particulière lui est donc accordée. Il s’agit d’abord de trouver des «adocompatibles» dans les rangs des Pdcéistes, puis les enrôler pour en faire des soutiens solides à la candidature de Ouattara. Mais qui sont-ils ? A cette question des noms reviennent fréquemment en guise de réponse.

En effet, de lourds soupçons pèsent sur certains hauts cadres du parti de Bédié qui sont soit au gouvernement ou à la tête de certaines institutions de républiques. Dans les couloirs du Rhdp, il se raconte que le Rdr, les tient par leurs postes auxquels eux aussi sont attachés. «On les reconnaît par leurs fruits », répond-t-on dans les rangs du Pdci. Est-ce pour dissiper ces soupçons qui pèsent sur les cadres du Pdci au gouvernement et à la tête des institutions de la République que l’on observe depuis un moment, des mouvements croisés de hauts cadres parti ? La question reste posée.

Pour sur, depuis un moment, on voit des cadres du Pdci donner de la voix en faveur de son rayonnement sur l’échiquier politique national, synonyme de son retour au pouvoir le plus tôt possible, pour ne pas dire, en 2020 en vertu de l’appel de Daoukro. On le voit, le Pdci a pris toute la mesure de la volonté de son allié de le coiffer au poteau. Il a engagé la bataille pour la révision de la Commission électorale et du code électoral.

Il est à fond dans le combat pour la révision du découpage électoral ; lequel découpage fait pour l’heure, la part belle au Rdr d’Alassane Ouattara. En un mot comme en mille, Bédié et ses camarades militants du Pdci savent que leur allié mijote en fait un bien mauvais coup. Il reste seulement à savoir quand il va se décider à porter le coup de grâce. On annonce un remaniement de l’équipe gouvernementale, qui est un moment souvent redouté par le parti de Bédié.

Le remaniement du gouvernement, l’acte 1 du clash

En parlant comme Jean Louis Billon et Maurice Kacou Guikahué le font depuis un moment, les Pdcéistes scient une branche sur laquelle repose leur parti. C’est l’impression que l’on a dans les hauts milieux du Rdr. Et cela devra se sentir dans le remaniement du gouvernement annoncé, mais qui stratégiquement se fait attendre. «Le Pdci devra assumer son arrogance », botte-t-on en touche du côté du Rdr.

En plus, la Rue Lepic n’est pas dupe pour donner des postes ministériels à des personnes qui n’on plus le cœur à l’union. Avant de les promouvoir, il faudra s’assurer que les cadres du Pdci qui vont faire leur entrer au gouvernement après le prochain emaniement sont pour la candidature de Ouattara. Voilà le point qui bloque, à en croire certaines indiscrétions qui assurent qu’il va y avoir un remaniement, mais à condition que…

L’Udpci et Mabri, une autre paire de manches

Dans le parti arc-en-ciel, la tendance est à la candidature personnelle de Mabri à la présidentielle de 2020. Plus question de passer la main à Ouattara. « Quand on crée un parti qui a atteint le niveau d’implantation qu’a l’Udpci, tout le mal qu’on puisse se souhaiter, c’est de briguer la présidence de la République, explique un cadre de ce parti. On ne fait pas le lit d’un autre. Or c’est ce que nous avons fait depuis la mort du père fondateur du parti». Comme ce cadre, ils sont bien n ombreux les militants qui filent pas le bon coton avec leur président. Pour avoir été le premier à prêcher pour la candidature unique d’Alassane Ouattara aux élections de 2015.

Cette posture de Mabri a failli diviser son parti après les assises de Yamoussoukro. En 2016, quand dans la ferveur des élections législatives, Mabri et bien des cadres de l’Upci ont été mis à la porte de leurs fonctions au sommet de l’Etat par Ouattara, les partisans de la candidature de l’Udpci à l’élection présidentielle se sont dit «nous avions raison de vouloir être nous-mêmes ! » Mais ils viennent d’être pris de cours, pour certains, par le chef de l’Etat qui a remis certaines pendus à l’heure et fait de grandes promesses. Pour les autres, «il faut se méfier des largesses de Ouattara, elles pourraient cacher un piège qui ne se refermera que beaucoup plus tard».

Pour ces cadres du parti arc-en-ciel, comment Mabri peut-il être candidat contre Ouattara en 2020, si déjà il accepte des postes dans le gouvernement dont la mission sera essentiellement de préparer la victoire du candidat aux futures élections. D’aucuns pensent que Mabri va jouer avec les sentiments de Ouattara, dans un premier temps, puis quand viendra le temps des élections, il va claquer la porte de l’Union. Mais cette thèse est très vite balayée par plusieurs autres cadres qui estiment que le président de l’Udpci n’a pas les moyens de rompre de sitôt avec Ouattara. «Cela pourrait arriver un jour, mais pas maintenant », constate un proche de Mabri.

Car si Mabri accepte de rentrer au gouvernement, c’est pour soutenir la candidature de Ouattara en 2020 contre Bédié. Ce n’est pas pour l’affronter. «Faire croire le contraire c’est faire preuve de ruse envers ses militants», enfoncent des sachant à l’Udpci. On le voit, pour le rendez-vous de 2020, les enfants politiques du Vieux ne sont pas sur la même longueur d’onde. Les plus grands s’apprêtent comme ils le peuvent à manger les plus petits.

Chaque camp affute ses armes, les plus sophistiquées, pour venir facilement à bout de l’autre. Henri Konan Bédié dont le parti le Pdci-Rda fait l’objet de toutes les convoitises, est plus en danger pour ces batailles qui s’annoncent. Des cadres insoupçonnés de son pari pourraient être tentés de quitter la maison pour aller voir là où l’herbe semble beaucoup plus verte. Il devra donc se trouver de nouveaux alliés, avaler des couleuvres pour y parvenir, s’il tient à donner vraiment longue vie au Pdci-Rda. Ce ne sera pas chose facile, si on s’en tient à l’ambiance qui règne dans le marigot politique national. Mais attendons de voir…


(avec letempsinfos.com)


Jeudi 13 Octobre 2016
A53.fr
Vu (s) 496 fois
Notez



France Politique | France Economie | France - Faits Divers | France - Affaire à Suivre | France - Société | France - Scandale | Vide | Automobile | Télécom | News en Europe | Union Européenne | France - Transport | France - Sport | France - Entreprise | Buzz du net | C.P.I | Revélation | Cameroun | Maghreb | Union Africaine | Immigration | La Diaspora Ivoirienne | Diaspora Africaine | Diaspora - Infos Utiles | Entreprise | Royaume Uni | Article Sponsorisé | Libye | Infos Plus | RDC | Affaire à suivre | Allemagne | News People | Révolution | News Showbiz | Interviews | A53.fr | Interpellation | Culture / Evènements | Transport | Sport International | Outil Gestion | A53TV | Outil Création | Music Ivoirienne | Music Africaine | Humour | Banques | Vide 2 | Révélation | Réligion | Nécrologie | Témoignage | Débat / Reflexion | News International | Le reste du monde | Le reste de l'Afrique | Afrique Centrale | Afrique de l'ouest | Economie Africaine | Nouvelle Afrique | Gabon | Sénégal | Congo Brazzaville | Succès Story | Centrafrique | Mali | Benin | Afrique du Sud | Togo | Burkina Faso | Nigeria | Maroc | Vide 3 | Paris | Berlin | Londres | New York | Formation | Immobilier | Vide1 | Etats Unis | Chine | Economie Internationale | Archive A53.fr | Tribune Ivoirienne | Tribune Libre | G.Mboumba | Farid Mnebhi (Blog) | Blog Mondelibre | Archive* | France Archive | Archive* | Débat Ivoirien | Côte d'Ivoire | Côte d'Ivoire - Economie | Simone Gbagbo | Blog Action | Côte d'Ivoire - Faits Divers | Côte d'Ivoire - FPI | Côte d'Ivoire - Sport | Côte d'Ivoire - Education | Côte d'Ivoire - Histoire | Les Réactions | Réseaux sociaux